dimanche 14 juin 2009
Quatrième chapitre : début d'un mythe !
Je suis en train de refaire tout les chapitres, je continue donc par le chap4
J'essaie
d'enlever des fautes (mais j'ai du mal à les voir à l'ordinateur. Donc
si vous en trouvez, n'hésitez pas à me le dire!), je refais quelques
passages (niveau narration ET niveau histoire).
Gardez à l'esprit que je suis loin d'être une auteure professionnelle -___-!
Je vous conseille d'aller les lire sur le site, c'est plus agréable !
Chapitre 4 : Début d’un mythe ...
Le
jour se lève doucement, tandis que Nenwen et Aina sont encore en train de
dormir.
Dans
la chambre de la jeune drow se trouve un lit deux places collé au mur Est de la
pièce, dans lequel elle se repose. Tout près de celui-ci, plusieurs étagères
remplies de livres sont mises côte à côte. Il n’y a quasiment que des livres de
sortilèges et de magie : Sorts de base, Protections divines, Chapitres
sacrés, Guide du maître, Arcanes élémentaires, ... Au
milieu de la pièce est placé une table sur laquelle sont posés divers dessins
et croquis ... A l’opposé des étagères une porte mène à la chambre d’Ailin ...
Et oui, quand elle était petite, Nenwen venait voir son frère lorsqu’elle avait
peur la nuit ! Mais maintenant elle est constamment fermée par des verrous
situés des deux côtés.
Hier,
comme elle était fatiguée, Nenwen n’a pas pensée à fermer les rideaux ...
Plusieurs rayons de soleil viennent éclairer sa chambre et peu à peu elle
commence à se réveiller.
« Hum … je suis crevée. »
Bientôt elle se lève, non sans réticences. Elle fait couler l’eau dans la baignoire de la salle de bain d’à côté, puis se déshabille et y entre.
De
l’autre côté de la porte, Ailin est déjà levé et s’est assit sur un fauteuil.
Il est habillé très simplement, son haut ressemblant à celui d’hier, avec un
pantalon large. Il est en train de regarder une carte. La carte du monde.
Dans une autre chambre encore, Aina dort toujours. Mardigon est assit à côté et veille sur lui.
Nenwen
a finit de prendre son bain et s’est habillée en vitesse avec un pantalon
marron, un haut à manche courte et une ceinture qui tient le tout. Elle va dans
la chambre de son frère.
« - Salut grand frère !
- Bonjour Nenwi ! Alors ? Bien dormi ?
- Moui à peu près ... Ah ! Tu regardes la carte ?
- Oui je pensais aller ici ...
- Pas la peine de me le montrer, tu sais
bien que je n’ai aucun sens de l’orientation et que je ne m’y connais pas en
géographie ! Bon je vais aller voir comment se porte nos licornes.
- Ne t’engueule pas encore avec la
tienne !
- Ah ça je te promet rien. »
Puis
elle sort de la pièce et court vers les écuries, le seul chemin dont elle
arrive à se souvenir. Ailin se lève, plie la carte et la prend avec lui.
« Quant à moi je vais voir où en sont nos
chers invités. »
Après
avoir traversé un petit couloir, Ailin frappe à une porte. Il entend un
cliquetis, puis elle s’ouvre sur Mardigon.
« - Bien le bonjour !
- Bonjour, lui répond le géant. »
Aina
bouge dans le lit, réveillé par les voix.
« - Bien dormi petit lève-tard? Demande Ailin
- Euh ... oui ... on va dire que oui ...
- Tant mieux, tant mieux ! Alors voilà
ce que je vous propose : je me suis dit que comme le Roi va finir par
trouver le village grâce à la magie noire, il faut s’en aller d’ici. Même si on
a encore du temps, autant ne pas en perdre.
- Ce n’est pas faux, rétorque Mardigon
- Je pensais aller dans un endroit où il y
a beaucoup d’opposants au régime, ça risque d’aider.
- C’est-à-dire ?
- Ici !
»
Ailin
déplie la carte, pose des petites pierres à chaque coin et pointe la province
d’Ear.
« - Dans la forêt, près de la chaîne de montagne, il existe une « armée » qui essaie de rassembler des soldats pour lutter contre le tyran, même si les forces restent très inégales, les habitants les soutiennent. Je pense qu’on peut essayer de les rejoindre ... Non ?
- C’est une bonne idée, dit Mardigon, mais il y a quelque chose que je ne comprends pas.
- Quoi donc ?
- Pourquoi nous aides-tu ?
- Pardon ?
- D’après ce que j’ai entendu, tu as très
bien compris que nous n’avons pas de très « bons rapports » avec le
gouvernement en place. Quant une personne apprend que nous sommes recherchés
par le Roi, elle nous balance direct. Personne ne voudrait prendre le risque de
mettre le roi en colère sous peine de mort ! Ca nous est déjà arrivé, et on
s’en est sorti de justesse ! J’apprécie ton aide, mais explique moi un peu plus
tes raisons ... »
Mardigon
s’était rapproché d’Ailin, le visage encore plus sérieux qu’à l’habitude.
L’elfe, lui, est resté impassible. Puis il souri.
« - Hum, comment dire ... C’est vrai que je
vous ai sauvé la vie et personne dans le village n’a protesté lorsque vous y
êtes entrés vivants, ni même n’a posé de questions. Pourtant dieu sait que les
elfes noirs ne sont pas réputés être d’un accueil très chaleureux. Mais tu
sais, quant une personne du village fait entrer quelqu’un de l’extérieur, les
autres lui font confiance, au pire il y a une petite armée de magiciens et de
soldats qui peuvent éliminer les indésirables.
Je pense que tu es au courant, mais beaucoup
d’elfes sont morts par la faute du roi, et ce village n’échappe pas à la règle
... Il a organisé des massacres. Hommes, femmes, enfants ou vieillards ! Il
s’en moque complètement ! Du moment que ce sont des elfes, des nains ou
d’autres créatures « non humaines » ! Il nous qualifie de démons et
d’hérétiques, mais le véritable diable ici, c’est bien lui. J’ai tout
simplement envie de le voir mort ! Tu comprends ? Tant qu’il est en vie, les
âmes de nos amis ne seront jamais apaisées ! Je veux qu’elles trouvent le
repos. Ca fait longtemps que j’attends le moment où je pourrai enfin les venger
! Et franchement, tu crois que je ne me doute pas que vous nous cachez quelque
chose d’important ? Je suis sur que vous pourrez être très utiles ! Allez !
Avoue ! L’idée de ce roi mort te ferai tout aussi plaisir qu’à moi, non ? »
Ailin
regarde le géant dans les yeux, lui renvoyant son regard de défi. Mardigon
soulève un de ses sourcils et souri dans le même temps, ce qui, au passage,
était la première fois depuis son arrivée.
«Tu n’as pas tort sur tout les points...
»
Soudain
la porte s’ouvre avec fracas : c’est Nenwen, empreinte de délicatesse
comme à son habitude.
« Coucou tout les deux ! » cria-t-elle
d’une voix enjouée.
Tous
les regards se tournent vers elle.
« - Eh bien, allons manger ! Et après on
partira ! J’ai déjà préparé nos montures.
- Laisse-moi deviner ... dit Ailin en regardant Nenwen qui a de la paille dans ses
cheveux, tu t’es encore battue avec ta
licorne non ?
- Euh oui j’avoue …
- Irrécupérables, chuchote Ailin
- Grand frère,
je t’entends …
- Hem,
hem! Bon aller on va manger !! Hem, hem ! »
Après
avoir déjeuner, des elfes donnèrent à Mardigon et à Aina de nouveaux habits.
« Mettez ceci, disent-ils, c’est beaucoup plus léger et agréable que
vos anciens vêtements ! »
Mardigon
et Aina les remercient puis vont s’habiller. Ils sortent quelques instants
après. Mardigon a un pantalon assez large, permettant de se mouvoir facilement,
et de grands bottes en cuir lui remontent jusqu’aux genoux. Une armure légère
mais solide, comme les elfes savent si bien les faire, lui recouvre tout le
haut de corps sauf les bras. Un pant de tissu est attaché par-dessus.
Aina
lui, possède des vêtements qui ressemblent un peu à ceux qu’il portait en arrivant,
quelques broderies en plus !
« Parfais ! dit Nenwen. Allons-y maintenant ! »
Elle
enfourche avec une légèreté incroyable sa licorne mais retombe lourdement.
« - Eh ! Fais gaffe! Lui dit sa monture. T’es pas un poids léger tu sais !
- Non mais oh ! Comment tu parles à ta
maîtresse !
- Toi ? Ma maîtresse ? N’importe quoi ! »
Nenwen
frappe sa licorne à l’encolure. Ailin soupire :
« Et
c’est repartit »
Pendant
ce temps, les deux humains avaient déjà enfourchés leurs licornes. Ailin
accroche au cou de chacune un petit pendentif en forme d’étoile. Après avoir
murmuré une formule magique, les colliers se mettent à briller, puis
progressivement les licornes se transforment en chevaux tout à fait normaux.
« - Ailin, dit Urundil, calme-les s’il te plait.
- Oui ! Sinon c’est partit pour la journée,
ajoute Tavari
- Moi je m’en fous ... marmonne Melkor
- Pourquoi c’est toujours moi qui les calme
ces deux-là ?
- Parce que tu es la bonne poire du groupe. »
Ailin
soupire et s’exécute, il essaie de calmer sa sœur et sa licorne mais la seule
chose dont il en retire c’est un « Laisse-nous
tranquille ! ».
« - Bon, partons, elles nous rejoindront ! »
Sur
ces paroles emplies de sagesse, le petit groupe s’éloigne, laissant les deux
« amies » seules. Bientôt elles se rendent compte que les autres ont disparu,
et, affolées, elles les rejoignent rapidement.
Quelques
heures plus tard, la petite troupe continue à avancer sur les chemins. La forêt
tout autour devient de plus en plus touffue et sombre. Un petit brouillard
s’est installé. Les deux humains commencent à avoir des difficultés à cerner le
chemin.
«
- Je me demande quelle heure il est … chuchote
Mardigon
- Il est 10 heures, lui répond
Ailin. »
Ailin
regarde le géant, et hausse les épaules.
« - Désolé, j’ai l’oreille fine.
- Comme tout les elfes …
- C’est vrai … Vous devez vous dire qu’il
fait sombre pour un milieu de matinée !
- Un peu. C’est toujours comme ça
ici ?
- Oui, la forêt est très dense et ce sur
plusieurs centaines de kilomètres, à moins de rencontrer une ville. C’est en
parti pour ça que l’on vous a proposé des licornes, elles voient très bien à
tout moment de la journée !
- Je comprends mieux pourquoi l’armée n’a
pas pu pénétrer dans cette partie de la forêt …
- Tu m’as l’air bien renseigné, lui dit Ailin avec un sourire malicieux.
- C’est assez connu …
- J’ai faim, coupe Nenwen.
- Tu as tout le temps faim, lui rétorque Ailin »
Alors
qu’elle se lamente, Nenwen aperçoit un panneau à quelques mètres.
« - Tiens ? Qu’est-ce que c’est ? »
Nenwen
descend de sa licorne et marche jusqu’au panneau tandis que le reste de la
troupe s’immobilise. Elle lit :
Du
premier du mois jusqu’au vingt à 12h, les inscriptions pour le 35e
tournoi d’Ysha sont ouvertes !
« - Un tournoi ? demande Aina.
- Je continue ! dit Nenwen »
Le
tournoi se déroule comme suit :
Durant
les éliminatoires, les participants sont répartis en six groupes. Dans chaque
groupe les inscrits s’affrontent en même temps sur le ring, pour en
sélectionner, au final douze. Les 12 survivants se répartiront en équipe de
deux, par tirage au sort. Ensuite elles combattront l’une contre l’autre pour
arriver à désigner trois équipes victorieuses qui recevront des prix.
Les
épreuves se déroulent sur 4 jours.
Premier prix : 100 pièces d’or
Deuxième prix : 50 pièces d’or
Troisième
prix : 20 pièces d’or
Pour
connaître les règles du tournoi, renseignez-vous au Comptoir des Bullets,
avenue Mishh. Que les meilleurs gagnent !
Signé :
Ulmo, organisateur du tournoi
Ailin
et Mardigon se regardent. L’elfe lui sourit.
« -
Et si on y participait ? Nous sommes
le vingt aujourd’hui, c’est sur la route, ce n’est pas long et on rafle les
prix au passage ! Ca vous sortira de la pénombre de la forêt.
- Mais, on ne risque pas de nous
retrouver ? Demande Aina
- La ville d’Ysha est située dans la plus
profonde partie de la
Tauremorna
- Pourquoi pas … Admet Mardigon. »
mercredi 7 janvier 2009
Troisième chapitre : Melkor
Je suis en train de refaire tout les chapitres, je continue donc par le chap3
J'essaie
d'enlever des fautes (mais j'ai du mal à les voir à l'ordinateur. Donc
si vous en trouvez, n'hésitez pas à me le dire!), je refais quelques
passages (niveau narration ET niveau histoire).
Gardez à l'esprit que je suis loin d'être une auteure professionnelle -___-!
Je vous conseille d'aller les lire sur le site, c'est plus agréable !
Chapitre 3 : Melkor
A l’extérieur de la cité elfique Wingelotë, les deux
elfes accompagnés des humains empruntent un petit chemin, façonné par les
passages répétitifs. Mardigon et Aina ont pu récupérer leurs armes, mais se
sont débarrassés de leurs armures. Le petit garçon possède une rapière très
légère, tandis que le guerrier a accroché sur son dos une large et très longue
épée, entourée de bandages. Il a cependant à sa taille, caché sous son haut, un
poignard beaucoup plus ordinaire. Ils contournent une partie de la ville puis
entre dans une petite plaine, entourée de forêt et cachée derrière les hauts
remparts de pierre.
« - Où
allons-nous ? demande Aina
- Nous allons chercher des montures ! Répond Ailin. La forêt est très grande et nous risquons de faire beaucoup de chemin … Ce serait moins fatiguant à cheval. Je vous montrerai vos chambres tout à l’heure finalement, Nenwen est revenue plus rapidement que prévu.»
Aina pousse un petit cri de surprise. Devant eux s'étend
la plaine où de nombreuses licornes y broutent en toute liberté ...
« - En fait, explique Ailin, notre village, cette plaine et une minuscule partie de la forêt sont entourées d’une protection magique. Si quelqu'un y entre sans être accompagné par une personne du village, ils ne voient pas la même chose que nous et se perdent pour se retrouver dans la partie de la forêt là-bas. (Il montre du doigt une partie de la forêt plus épaisse et sombre composée d’arbres tordus et noirs) En général, ils se font manger par les bêtes du bois ou alors tuer par la sentinelle ! En d'autre terme personne ne peut accéder au village à part nous et nos amis.
- Euh ... Et qu'y a-t-il comme bêtes là dedans ? demanda Aina en montrant le bois ...
- Tu le sauras bien
assez tôt. »
Sans lui laisser le temps de lui répondre, Ailin et
Nenwen s'avancent parmi les licornes. Mardigon puis Aina les suivent un peu à
l’écart.
« Et laquelle
doit-on prendre ? Demande Mardigon
- Les licornes
choisissent elles-mêmes celui ou celle qu'elles pensent dignes de faire monter
sur leur dos. Elles s’avanceront vers toi quant elles le voudront.
- Ca ne risque pas de poser des difficultés qu’on se balade à licornes ? Je veux dire … Vous, vous pouvez cacher vos oreilles, si l’on croise des humains, mais pour les licornes c’est plus difficile.
- Pas de
problème, rétorque Nenwen. Mon frère possède quelques objets magiques
utiles qui peuvent lancer des illusions, comme par exemple faire apparaître des
licornes en tant que chevaux tout à fait normaux.
- Pratique … »
Pendant qu’ils discutent, les licornes lèvent la tête de
l’herbe et commencent à s'intéresser à eux...Une Cryocorne, licorne des glaces,
s'avance en direction de Nenwen... Entièrement blanche, sans aucune tache d’une
autre couleur, ses yeux sont bleus clairs, une grande et fine stalactite fait
office de corne et sa crinière est composée de petits glaçons ...
« - Et voilà la mienne ! dit Nenwen
- Eh oui, il n’y a que moi qui accepte de te laisser monter. Ne viens pas t'étonner après avec ton caractère de cochon ! Lui rétorque la licorne
- Eh ! Folie !
Quand je te dirai de l'ouvrir, tu l’ouvriras, ok ?
- Une ... une licorne ... ça parle ? demande Aina.
- Bah oui, une
licorne ça parle, tu ne le savais pas ?
- Euh non ...
Faut dire, c’est la première fois que j’en vois une.
- Ah! Alors c’est normal que ça te surprenne, dit Ailin. Bon, j'espère qu'elles vont se dépêcher à choisir, parce que la mienne n’est pas simple à aller chercher !
- Ah oui c'est vrai que toi tu as "celle-là" ! Glousse Nenwen.
- Elle est spéciale ?
- Un peu ... Il
existe des licornes que l’on peut qualifier de maléfiques ou bénéfiques, même
si parfois ça n’influence en rien leur caractère. Il y a plus de licornes
bénéfiques que malfaisantes. Tu vois, la licorne de Nenwen, la Cryocorne la Pyrocorne
- Elle est si
mauvaise que ça ?
- Tu verras bien
tout à l'heure quand on ira la chercher. En fait ce n’est pas elle qui me pose
problème, mais ses compagnes … »
Une autre licorne se décide à s'avancer. Elle est assez petite, de la taille d'un demi poney, sa robe vert clair irradie une douce lumière, de même que ses yeux. Elle s’approche d'Aina, s'arrête devant lui, puis pose sa tête sur son torse et le regarde de ses yeux verts tendres.
« - Elle … elle est tellement mignonne ! dit Aina
- C’est une licorne
de féerie ! Elles le sont toutes dans sa race "
Aina a déjà complètement craqué sur la petite licorne et
lui caresse l’encolure, ce qui ne déplait pas à l’intéressée.
« - Il ne
reste plus que toi, Mardigon.
- Hum … »
Une troisième licorne trotte doucement en direction du
groupe ... Beaucoup plus grande et plus massive que la précédente, sa robe
rouan est composée de plusieurs couleurs : marron, noir et blanc, et ses yeux
sont jaune or. Elle a des fanions ébènes aux antérieurs et aux postérieurs,
ainsi qu’un en-tête en forme de lune. Elle tend sa tête vers Mardigon et lui parle
:
« - Tiens
tiens, un humain, ça faisait longtemps que je n'en avais pas vu ...
- Comment t'appelles-tu ? demande Mardigon
- Je suis
Urundil, une Chromacorne et celle qui s'amuse avec l'autre humain s'appelle
Tavari.
- Bon allez, finis les présentations ! Allons vite chercher l'autre ! dit Ailin
- Je vois que tu es pressé d'en finir ! dit Tavari
- ... Ca se
comprend non ?
- Bien sur … »
Puis Ailin suivi de Nenwen, Folie, des humains et de
leurs licornes s'avancent dans les bois sombre ... Plus ils s'enfoncent, moins
la lumière du jour parvient à eux. Soudain les oiseaux s'arrêtent de chanter,
les ruisseaux ne font plus de bruit et les arbres cessent de faire bouger leurs
feuilles. La nature elle même est mise en léthargie
« - Faites attention elles arrivent.
- Mais ... c'est quoi ça ? Qu'est-ce qu'il se passe ? demande Aina
- Ne t'inquiètes pas, dit Tavari, je suis là pour te protéger ! »
De petits yeux rouges apparaissent à travers les feuilles
des arbres et des buissons, lentement, les uns après les autres. Ils scrutent
le petit groupe... Mardigon saisi la garde de son épée. Une bête sort alors des
bois et s'avance lentement vers le groupe. C'est une licorne noire de toute
beauté, son poil était du plus beau noir d’encre, de même que sa crinière. Ses
petits yeux rouge sang dévisagent chacun des promeneurs. Puis elle s'avance
doucement vers Ailin, marchant sur du feu, ou plus exactement ses sabots sont
entourés d'un brasier qui ne brûle pas l’herbe qu’elle frôle !
« - Que veux-tu ? demande-t-elle
- Je ne veux pas parler à toi, mais à Melkor ! Répond Ailin
- Et en quel
honneur je l’appellerai ? Il est tout de même notre chef et toi tu n’es
qu’un grotesque petit elfe. Sais-tu que plein de mes congénères vous regardent
à travers les feuilles de ses arbres ? Si je le voulais, je pourrais leur dire
de tous vous tuer ... hé hé hé !
- Si tu crois
que tu me fais peur. Bon, tu vas la chercher, ou il faut que j'y aille par
moi-même ?
- Sois tu es
bête, sois-tu ... »
Ailin ne la laissa pas finir sa phrase, et il la frappa à
la joue. La licorne, surprise, recule en découvrant ses petites dents pointues
et baisse ses oreilles.
Mais une autre licorne noire arrive et pousse la
première.
« - Recule,
Idiote ! Ne vois-tu pas que c'est Ailin ? dit-elle »
Cette dernière obéis à l’ordre, en pestant :
« - Tu as de la chance que notre chef soit là sinon je t'aurai tué, stupide petit elfe.
- Comme si tu en était capable ! dit Ailin. Bon, Melkor, j'ai besoin de ton aide.
- Je sais, je sais ... Sortons tout d’abord du bois, tu m’expliqueras ça après. »
Puis le groupe se dirige vers la plaine, puis redescend par le petit chemin, Ailin expliquant à sa licorne la raison de sa venue, qui acquiesce silencieusement chacune de ses paroles.
Merci à Vincent pour les corrections apportées


